25 Jun 2021

Dans l’ombre de Zidane

Benoit GILLES from Generali France S.A.

Quelques semaines seulement après mon arrivée chez Generali, en 2008, on m’a confié une mission très sensible : gérer la relation entre l’entreprise et son ambassadeur principal : Zinedine Zidane. A l’époque, Zidane figure dans le classement des personnalités préférées des Français, même s’il ne joue plus au football depuis déjà deux ans. Je suis, évidemment, très fier de la confiance qui m’est accordée par la Directrice de la communication Marie-Christine Lanne, et très excité à l’idée de rencontrer le sportif.

A la veille de notre première rencontre, je réfléchis aux sujets de conversations potentiels pour nous permettre de briser la glace. Deux me viennent à l’esprit :

  1. Nous sommes tous les 2 marseillais, et donc convaincus qu’il s’agit de la plus belle ville du monde.
  2. La famille. En 2002, ma sœur, alors jeune médecin, a soigné son grand-père à l’Hôpital Nord de Marseille.

Je ne me souviens pas de ce que je lui ai finalement dit ce jour-là. Ce que je sais, en revanche, c’est que le courant est bien passé entre nous, puisque je me suis occupé de gérer la relation Generali-Zidane jusqu’à la fin de son contrat avec l’entreprise, en 2015, et que nous sommes toujours en contact depuis !

 

Concrètement, pendant 7 ans, ma mission a consisté à bâtir des opérations événementielles pour les réseaux de distribution, les collaborateurs, les partenaires de Generali, à convaincre Zidane d’y intervenir et à m’occuper de leur mise en œuvre opérationnelle.

 

J’ai beaucoup d’anecdotes amusantes sur cette collaboration. L’une, en particulier, m’a valu (et me vaut encore) les railleries de mes proches. Un soir, lors d’un dîner au restaurant en famille, j’ai reçu un appel de Zidane : il avait besoin d’informations à propos du contenu et du planning d’une opération prévue dans les jours suivants. Je me suis isolé pour prendre l’appel quelques minutes. A mon retour à table, pour justifier mon absence, j’ai dit : « Désolé c’était Zidane, je devais répondre ». Tout le monde m’a pris pour un énorme mythomane…

Autre anecdote comique. Quelques années plus tard, j’ai été interviewé par le journal Focus carrière qui faisait un cahier spécial sur les changements d’orientation professionnelle. J’ai longuement répondu à leurs questions, parlé de mon métier, de mon parcours, etc.  Quand l’article est paru, j’ai découvert qu’il avait été titré : « Dans l’ombre de Zidane ». Autant vous dire que beaucoup de mes collègues en rient encore !

 

En tant qu’ambassadeur, Zidane a joué un grand rôle dans le développement de la notoriété de Generali en France. Il s’est également impliqué à nos côtés sur plusieurs projets majeurs pour l’entreprise.

 

  • Il était le parrain du bateau Generali lors du Vendée Globe 2008, s’essayant même à la barre du bateau de 18 mètres, en compagnie du skipper Yann Eliès. Quand, quelques semaines après le début de la course, Yann s’est fracturé le bassin en plein océan Indien, Zidane a d’ailleurs été l’un des premiers à l’appeler à bord afin de prendre des nouvelles et à lui apporter son soutien.
  • Lorsque nous avons lancé la démarche « Sport responsable », en 2012, Zidane a accepté d’en devenir le Président, légitimant ainsi la démarche et nous permettant de la développer auprès d’une quinzaine de fédérations et de plus de 1200 clubs de sport.
  • Lors de l’expédition Generali Arctic Observer, Zidane était parrain de la traversée du pôle Nord en ballon par Jean-Louis Etienne. Ce dernier a d’ailleurs dit de Zidane qu’il lui rappelait un certain Tabarly, par son charisme et sa parole rare, mais juste.
  • A plusieurs reprises Zidane est venu à la rencontre des collaborateurs Generali. Une première fois en 2007, lors de laquelle il a patiemment parcouru tous les étages des 3 bâtiments de Saint Denis, pour échanger quelques mots avec chacun. Un seconde fois un an plus tard, au moment du lancement de la campagne TV le mettant en scène. Nous avions alors organisé une rencontre avec les collaborateurs et leurs enfants. A chaque fois, il a pris du temps pour les photos et pour les autographes, expliquant que si, pour lui, c’était le 300e autographe de la journée, pour la personne en face de lui c’était le premier, et qu’il devait agir comme tel.

 

Au cours de ces 7 années, j’ai pu constater de nombreuses similitudes entre Zidane et Generali.

  • Même si Zidane est une star internationale, ses prises de paroles ont toujours été rares, plus que celles d’autres joueurs. Il en est de même pour Generali qui apparaît moins souvent dans les médias que ses concurrents. Mais dans les deux cas, les apparitions sont saluées pour leur authenticité.
  • Antoine Bernheim, président de Generali à l’époque, avait demandé à Zidane : « Pour atteindre votre niveau, quelle est la part de talent et quelle est la part de travail ? » L’intéressé avait répondu « Sans hésitation : 10% de talent, pour 90% de travail. Des joueurs avec mon talent il y en avait plein. Mais ceux qui avaient autant d’envie que moi et qui étaient prêts à travailler autant, beaucoup moins. Et ceux-là, on les retrouve aujourd’hui au très haut niveau. » Je retrouve ce sens du travail et cette envie de « voir loin » chez Generali.
  • C’est une personne qui apporte de l’émotion, que ce soit sur le terrain ou en dehors, grâce à son charisme. Generali revendique elle aussi l’émotion transmise par sa couleur rouge, relayée auprès des clients par nos réseaux et nos équipes.
  • Zidane a été notre ambassadeur pendant 10 ans, une décennie d’opérations partout en France. C’est la marque d’une fidélité à ses choix et d’un sens de l’engagement dans la durée. C’était important pour lui de construire quelque chose avec nous, de ne pas travailler avec une marque en mercenaire. Il en va de même pour le métier d’assureur, qui n’a de sens que s’il accompagne ses clients dans la durée, en tenant ses engagements dans le temps.

 

Aujourd’hui, je suis fier de travailler pour Generali et honoré d’y avoir collaboré avec Zidane. C’était une grande marque de confiance de la part de Marie-Christine Lanne, ma manager, et par extension de Generali. Ces 190 ans sont l’occasion de s’arrêter un instant pour regarder dans le rétroviseur et de se rendre compte de la diversité et de l’ampleur, de tout ce que nous avons accompli ensemble.